Le manifeste
Il n'y a pas de recette. Et c'est voulu.
Le pilote peut poser l'univers de toute la série : les personnages, le rythme, l'humour qu'on retrouvera chaque mois. Ou vivre sa vie d'objet à part, une pièce unique que la série ne rejouera jamais. Les deux se défendent.
Une bande-annonce avec une voix off de cinéma, alors que la série n'aura peut-être jamais de voix off. Un teaser muet pour une série bavarde. Le pilote n'est pas l'épisode 1 en modèle réduit : c'est une porte d'entrée, et une porte n'est pas obligée de ressembler à la maison.
La saison est cadrée : un épisode par mois, deux minutes, un fil narratif. Le pilote, lui, est la part la plus créative du parcours, la moins standardisée. On crée quelque chose qui peut partir dans n'importe quel sens. C'est précisément pour ça qu'on commence par lui.
La série montre les coulisses d'une entreprise : la vôtre. Un épisode peut tourner autour d'une situation dérisoire, une place de parking, une machine à café, mais elle n'est jamais générique : elle représente quelque chose pour vos équipes. Le pilote fait cette promesse dès la première image. On n'entre pas dans un décor, on entre chez vous.
Cette page n'est pas un menu. C'est un éventail : huit directions qui montrent jusqu'où votre pilote peut aller. Le vôtre ira peut-être ailleurs. Tant mieux.
La boîte à idées
Huit directions. Et toutes les autres.
Huit façons d'aborder un pilote, de la plus proche de la série à la plus libre. Chaque direction est illustrée d'une vignette : pas un modèle à recopier, un aperçu de ce que ça pourrait donner chez vous.
Le cold open.La série existe déjà. On tombe dedans.
Pas d'introduction, pas de présentation. Le pilote démarre en pleine scène, comme si on zappait sur une série qui en est à sa troisième saison. Le spectateur n'a pas le contexte, et c'est exactement ce qui l'accroche : il veut comprendre où il est tombé.
On ouvre au milieu d'une réunion visiblement houleuse : il est question d'un « incident du congélateur » dont on ne saura rien. Les personnages se connaissent, se coupent, ont des dossiers. En une minute, on comprend qui est qui, sans qu'on nous ait présenté personne. Le mystère du congélateur, lui, attendra la saison.
Le portrait.Un personnage. Un seul. Poussé à fond.
Plutôt que de présenter toute l'équipe, le pilote installe une seule figure : la plus forte, la plus assumée. On la suit, on l'écoute, on la voit fonctionner. Les autres existent en arrière-plan, comme des promesses.
Une minute dans les pas du plus ancien de la boîte. Il commente tout ce qu'il voit avec des sentences définitives : « Une soudure propre, ça ne se voit pas. Comme la confiance. » À la fin, on ne sait pas encore ce que fait l'entreprise. Mais lui, on ne l'oubliera pas.
La scène unique.Un gag. Creusé jusqu'au bout.
Une seule situation, un seul lieu, une seule idée comique, mais explorée jusqu'à la dernière goutte. Là où un épisode de série enchaîne les scènes, le pilote peut s'offrir le luxe de l'obstination.
Une place se libère. Pas n'importe laquelle : celle à l'ombre, celle que tout le monde convoite depuis des années, celle dont même les nouveaux connaissent la légende. Une minute de guerre froide entre trois collègues : alliances, trahisons, notes de service. La place sera finalement prise par le livreur.
Le faux casting.Votre équipe auditionne. Pour jouer son propre rôle.
Face caméra, sur fond neutre, les collaborateurs passent une « audition » pour s'incarner eux-mêmes dans la future série. Le dispositif est méta, le résultat est double : c'est drôle, et ça présente déjà toute l'équipe.
Chacun défend sa candidature : « Je pense que personne ne peut jouer mon burn-out de 2023 mieux que moi. » Le comptable, très sérieux, a préparé une lettre de motivation. Quelqu'un se fait recaler pour son propre rôle. Il le prend très mal.
Le faux making-of.Les coulisses d'une série qui n'existe pas encore.
On filme l'entreprise en train de « préparer » sa série : réunions de production improbables, repérages, désaccords artistiques. La série n'existe pas encore, mais ses coulisses, si. Le pilote raconte l'aventure avant l'aventure.
L'équipe débat gravement du futur générique. Le patron veut un drone. Tout le monde sait qu'il n'y aura pas de drone. La stagiaire propose une idée brillante, notée « à voir » sur le tableau, entre deux idées du patron notées « oui !!! ».
L'épisode zéro.L'événement fondateur. Que la série ne rejouera jamais.
Le pilote remonte à l'origine : la création de la boîte, une légende interne, le jour où tout a failli s'arrêter. Un récit que la série, ancrée dans le présent, ne racontera plus jamais. Le pilote devient un document fondateur, presque un mythe maison.
Reconstitution volontairement épique du premier contrat signé il y a quinze ans, façon vieux reportage INA : image granuleuse, format d'époque, voix de commentateur d'antan, avec les moyens du bord et les employés d'aujourd'hui dans les rôles d'époque. Fausses archives, faux témoignages émus. Tout est exagéré. Tout est vrai.
Le teaser muet.Quelque chose se trame. Pas un mot.
Zéro dialogue, zéro voix off. Des regards lancés d'un bureau à l'autre, des portes qui se ferment, des allées et venues d'un bout à l'autre de l'entreprise. Une seule certitude : quelque chose se prépare. Le pari le plus formel, et le genre d'objet qu'on regarde deux fois.
Un regard appuyé dans l'open space. Deux collègues qui se taisent quand un troisième passe. Un carton déplacé à couvert, un post-it plié en quatre. La caméra traque les indices d'un étage à l'autre, la tension monte comme dans un thriller. Dernière image : les bougies s'allument. C'était un anniversaire. Personne n'a vendu la mèche.
La bande-annonce.La série annoncée comme un film. Voix off comprise.
Le pilote prend la forme d'un trailer de cinéma : voix off grave, montage cut, promesses grandioses. La série n'aura peut-être jamais de voix off ; la bande-annonce, si. C'est le cas d'école du pilote qui adopte une forme que la série abandonnera aussitôt. Et c'est ce qui le rend inoubliable.
« Dans un monde où les délais n'existent que pour être dépassés... une équipe va tenter l'impossible : finir le trimestre. » Plans héroïques au ralenti, gros plan sur l'agrafeuse. Date de sortie annoncée : « Bientôt. Enfin, ça dépend des plannings. »
Le cadre
La liberté totale. Parce que le cadre est fixe.
Huit directions, et autant de vertiges possibles : par où commencer ? La réponse tient en une phrase : vous n'avez rien à choisir maintenant. La direction de votre pilote, c'est précisément le travail de l'atelier de cadrage. Vous arrivez avec votre entreprise, vos personnalités, vos envies, éventuellement une direction de cette page qui vous a fait de l'œil. On trouve ensemble.
- L'atelier de cadrage : on dessine le concept ensemble, avant toute caméra.
- Le scénario, co-écrit avec vos équipes et validé par vous avant le tournage.
- Une demi-journée de tournage chez vous.
- Le jour du tournage, personne n'est lâché seul devant l'objectif : je dirige, je rassure, je fais rejouer.
- Un épisode d'environ une minute : tourné, monté, étalonné, livré.
- Rien ne sort sans votre feu vert.
L'audace, c'est mon métier. La maîtrise aussi. C'est parce que le cadre ne bouge pas que la création peut partir loin.
Le parcours
Comment ça se passe. Pilote d'abord.
Le pilote
990 € HT
- Un atelier de cadrage avec vous.
- Une demi-journée de tournage.
- Un épisode complet d'environ une minute, monté et livré.
- On regarde ensemble. Vous décidez.
La saison
1 850 €/mois × 12 = 22 200 € HT
- 1 journée de tournage par mois.
- 1 épisode 9:16 de 2 minutes livré.
- Toutes les techniques, les arcs narratifs, les personnages qui évoluent.
- Une histoire qui se construit, mois après mois.
Tarifs indiqués en HT · TVA 20% en sus.
Le pilote d'abord. C'est là qu'on crée. Et c'est là qu'on vérifie qu'on fonctionne bien ensemble.
Un investissement, pas une dépense. Une saison, c'est un actif de marque que vous construisez et que vous présentez à votre direction, épisode après épisode.